7753 items (52 unread) in 103 feeds
Politique
(21 unread)
Art & culture
(11 unread)
Média
(8 unread)
Syndicat
(1 unread)
Vidéo
(10 unread)
Assoc quartier
(1 unread)

Nicola Sirkis aux DNA répond aux questions posées par les internautes sur le fil Twitter des DNA (@dnatweets).
Auteur :
dna_web
Tags : dna alsace strasbourg sirkis indochine twitter @dnatweets @nicolasirkis
Envoyé : 08 mars 2010
Note :0.0
Votes :0
Samedi après-midi chaleureux, familial, bon enfant au local de la section FMH Fédération des Malades et Handicapés du Neuhof. Comme chaque année, la présidente de la Section Esplanade," la Citadelle" la dynamique Fabienne Sittler avait organisé le concours de "Super Mamie 2010".
Une compétition sympathique et tendre. Chaque concurrente est bien sûr grand-mère arrière-grand-mère, et souvent arrière-arrière-grand-mère. Le jury (ici en photo), qui est composé d'élues et de Patrick Feldmann le président de la Section du Neuhof " les Coccinelles" a craqué à l'unanimité pour Anne Stieber de la route d'Altenheim.
À 90 ans elle est l' aïeule d'une grande descendance, nous avons été touchés par sa gentillesse, son doux visage, ses cheveux d'ange et son grand-âge.

PLus d'info sur www.StrasTV.com
Auteur :
StrasTv
Tags : Rugby Strasbourg Domont
Envoyé : 08 mars 2010
Note :5.0
Votes :1
Photo AFP 2006 : Nicolas Hulot, Jean-Luc Bennahmias député européen, Dominique Voynet, Corinne Lepage, ancien ministre, présidente de Cap 21, Yann Wehrling, alors secrétaire national des Verts et (qui est-ce ?) se rendent ensemble à un débat intitulé « Quelles perspectives pour l’écologie politique en 2007 ? » lors des journées d’été des Verts à Coutances le 27 Août 2006Le torchon brûle entre François Bayrou et Corinne Lepage (Cap 21) depuis que la vice-présidente du MoDem a annoncé qu'elle participera ce soir à Strasbourg au meeting d'Europe écologie en compagnie entre autres de Daniel Cohn-Bendit et de Dany Dietmann, maire de Manspach, candidat de Cap 21. « Il y a des gestes qui ne sont pas loyaux », a d'emblée lancé le président du MoDem en rappelant que son mouvement présentait sa propre liste conduite par Yann Wehrling, « quelqu'un de très bien, ancien jeune premier responsable des mouvements écologistes en France ».
Corinne Lepage a dénoncé « une agression » à son égard. Et de préciser que si elle n'avait jusqu'à présent soutenu que des listes MoDem, l'Alsace était « une région très particulière, la seule dans laquelle l'écologie peut gagner ». L'ancienne ministre de l'Environnement n'accepte pas non plus d'être l'objet d'un « procès en sorcellerie » parce qu'elle sera aux côtés de Cohn-Bendit alors qu'en septembre dernier la 1re vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, avait fait de même. Refusant d'être le « bouc émissaire » d'une éventuelle déroute du MoDem aux régionales, Corinne Lepage a indiqué que la question du maintien ou non de Cap 21 au sein du MoDem allait être posée lors du congrès de mai.
Édition du Lundi 8 mars 2010
.
(...) En quelque sorte, l’écologie politique se doit d’être à la fois un laboratoire d’idées pour comprendre et penser le nouveau développement, une source permanente de propositions à mettre en œuvre pour rendre possible, dans la durée, la révolution que nous avons à accomplir et enfin un socle très ferme sur les principes, sans lequel toutes les tentations même les plus folles seront possibles. En un mot, l’écologie politique doit être un vecteur de morale politique, chacun d’entre nous devant, pour reprendre la formule de Steiner, laisser la maison plus belle en sortant qu’il ne l’a trouvée en entrant.
Twitter est en vogue, est monté en puissance rapidement, et du coup personne ne peut plus s'en passer...!
L'Europe n'est pas en reste. Vous pouvez suivre les députés européens, le parlement européen entre autres... de quoi être vraiment bien informé, rapidement, et on ne pourra plus vous accuser de ne pas savoir ce qui se passe en Europe ! :))
le Parlement Européen sur Twitter: [twitter.com]
L'affaire avait fait grand bruit il y a quelques jours. Revenons-y après la tempête médiatique pour un point de réflexion sur un événement qui en dit long sur l'état des politiques...
Ali Soumaré, tête de liste socialiste dans le Val d'Oise, s'est vu reprocher par le maire UMP de Franconville d'être un "délinquant multirécidiviste
chevronné", ce à quoi Jean-Paul Huchon et Benoît Hamon répondent "campagne de caniveau" et "nauséabond" et se demandent où les accusateurs se sont procuré les pièces.
Ali Soumaré a effectivement eu maille à partir avec la justice dans quatre affaires avérées : vol avec violence ("une erreur de jeunesse"), violences contre des femmes (contestées), rébellion contre la force publique (en appel), conduite sans permis (reconnue). Pas de quoi fouetter un chat selon les élus du Parti socialiste, qui, comme un seul homme ont pris fait et cause pour Ali Soumaré tout comme les médias ( du Figaro à Libération ) dont les grandes consciences journalistiques ont dénoncé une campagne qui "pue".
Valérie Pécresse, candidate UMP à la présidence de la région Ile de France a finalement choisi de pasticher le PS et s'est solidarisée d'Ali Soumaré. Elle a "condamné" l'initiative des élus UMP du Val d'Oise et regretté "cette démarche qui ne correspond ni à sa conception de la politique, ni à ses valeurs". M. Delattre a dû présenter des excuses partielles (il avait commis une erreur d'homonymie sur un des faits injustement retenus contre Ali Soumaré) et le groupe UMP du conseil général du Val d'Oise a demandé qu'il soit relevé de ses fonctions.
C'est que jeune et issu de la "diversité" (Ali Soumaré est d'origine malienne), il est devenu exemplaire de "la France d'après". La droite locale avait osé bousculé une icône et renversé un tabou commun aux deux force de gouvernement qui alternent au pouvoir.
De quoi s'agit-il en fait ? La distinction entre homme d'État et démagogue a perdu beaucoup de son sens : la préoccupation du long terme s'est effrité et le souci de prendre en compte les aspirations du peuple s'efface devant celui de plaire aux médias. L'heure est aux médiagogues : hommes et femmes politiques qui gèrent leur carrière en flattant les médias, en répondant à leurs exigences commerciales et en se soumettant à leur idéologie dominante.
Les médiagogues vident l'action politique de sa cohérence en inscrivant leur parole dans le très court terme qui est celui de l'émotion, des flux financiers et des marchés. Dans l'affaire Soumaré , toute réflexion fut abandonnée : les beaux discours sur l'exemplarité des élus, largués ; la condamnation des violences, en particulier celles faites aux femmes, laissée de côté ; la conduite sans permis fut même présentée comme une pécadille alors que depuis 2003 l'UMP et le PS s'évertuent à dénoncer la "délinquance routière".
La médiagogie tue ainsi le débat politique. En effet ce sont les médias qui fixent les sujets qu'il est permis ou non d'aborder en campagne électorale. Ce sont eux aussi qui fixent les thèmes de discussion. Cela aboutit à une pasteurisation des oppositions, voire à leur négation pure et simple. Les principaux candidats, ceux qu'on montre, ceux qui sont invités à s'exprimer, communient tous dans la même idéologie : diversitaire, cosmopolite, hostile aux traditions, pour la repentance, le tout avec un zeste d'environnementalisme.
Et bien sûr, l'abstention massive qui accompagne toujours ces choix biaisés progresse.
| 1er Tour des Elections Régionales en Alsace | Ensemble (%) |
| La liste Lutte ouvrière conduite par Julien Wostyn | 2 |
| La liste du Nouveau Parti anticapitaliste | 1 |
| La liste du Front de gauche soutenue par le Parti communiste et le Parti de gauche conduite par Jean Yves Causer | 1 |
| La liste Ecologie sociale, solidaire et décroissante | 2 |
| La liste du Parti socialiste conduite par Jacques Bigot | 19 |
| La liste d’Europe Ecologie Alsace soutenue par les Verts, Régions et Peuples solidaires et le MEI conduite par Jacques Fernique | 18 |
| La liste du MoDem conduite par Yann Werhling | 5 |
| La liste de l’UMP et du Nouveau Centre conduite par Philippe Richert | 36 |
| La liste l’Alsace Notre Terre par Patrick Striby | 1 |
| La liste régionaliste « Alsace d’abord» conduite par Jacques Cordonnier | 4 |
| La liste du Front national conduite par Patrick Binder | 10 |
41 % samedi, 36 % aujourd’hui dans le Figaro. La bataille pour l’Alsace se déroule cette sem aine.
| 2ème Tour des Elections Régionales en Alsace | Ensemble (%) |
| La liste du Parti socialiste et EE conduite par Jacques Bigot | 44 |
| La liste de l’UMP et du Nouveau Centre conduite par Philippe Richert | 45 |
| La liste du Front national conduite par Patrick Binder | 11 |
| 2ème Tour des Elections Régionales en Alsace | Ensemble (%) |
| Liste d’Europe Ecologie Alsace soutenue par les Verts, Régions et Peuples solidaires, le PS et le MEI conduite par Jacques Fernique | 43 |
| La liste de l’UMP et du Nouveau Centre conduite par Philippe Richert | 46 |
| La liste du Front national conduite par Patrick Binder | 11 |
Et en duel
| 2ème Tour des Elections Régionales en Alsace | Ensemble (%) |
| La liste du Parti socialiste et EE conduite par Jacques Bigot | 48 |
| La liste de l’UMP et du Nouveau Centre conduite par Philippe Richert | 52 |
| 2ème Tour des Elections Régionales en Alsace | Ensemble (%) |
| La liste du Parti socialiste et EE conduite par Jacques Fernique | 47 |
| La liste de l’UMP et du Nouveau Centre conduite par Philippe Richert | 53 |
Source : OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro, LCI, RTL,– Attention, le sondage porte sur une panel de 1000 personnes et a été réalisé du 3 au 5mars.
Motivitude : rencontre entre la motivation et la positive attitude, les résultats du sondage donnant Philippe Richert gagnant ont eu le mérite de sonner le rappel des récalcitrants et d’enlever la fatigue des militants Ump. Hier soir, l’équipe de campagne était plus que motivée.
Régionalitude : Dans une lettre ouverte aux têtes de liste, Jacques Cordonnier demande si celles-ci ont fait travailler des entreprises alsaciennes pour l’impression de leurs documents.
Vertitude : Jacques Fernique a pris le sondage pas bio de samedi à la fois comme un signe de victoire des verts à gauche. Il compte sur la venue de Cohn Bendit pour dépasser Jacques Bigot. Daniel dira-t-il qu’il ne veut plus du parlement à Strasbourg ?
Rositude : Jacques Bigot et les siens pensent que les courbes vont se croiser à gauche et que le travail va se ressentir. Attention, à ski, lorsque les courbes des deux jambes se croisent, c’est la chute.
Certitudes ; A la suite du sondage de samedi, du FN au NPA , chacun affiche une seule certitude commune, le vrai sondage, c’est dimanche entre 20 h et minuit qu’il sortira.
Note à nos commentateurs : la tension montante, nous vous demandons de modérer encore plus vos commentaires, d’éviter toutes attaques ad-hominem et de permettre ce que nous souhaitons, des débats ouverts, fermes, courtois et respecteux des différences.
« Allo Paris, ici Strasbourg ». Un passage éclair, une analyse des chiffres et le sondage qui donne Philippe Richert est commenté à Paris. L’option triangulaire d’abord n’est pas levée sauf en cas de très forte abstention.
Chiffres en main, une source parisienne déclare : « le Fn est donné à 14 % en Paca, 17 % en Nord Pas de Calais, au dessus de 10 en Rhône Alpes, en Lorraine, en Franche Comté, rien ne laisse à penser que ce ne sera pas le cas en Alsace ». Pour cet analyste parisien, la droite de l’UMP en Alsace pèse entre 14 et 18 % des voix. Voilà pourquoi des slogans sont déjà préparés pour l’entre deux tours « Voter FN lors d’une triangulaire au second tour, c’est voter verts ou PS ».
Reste le PS et les Verts, la faible notoriété du candidat Vert dans le Bas-Rhin, du tête de liste PS dans le Haut-Rhin semble limiter l’impact d’une campagne à gauche. On rajoutera à cela les propos de Martine Aubry, prête à laisser l’Alsace aux verts et l'arrogance d'élus avant l'heure. Tout ne se digère pas.
Côté Ump, la campagne sera menée jusqu’au bout avec la venue (critiquée par certains centristes) de Xavier Bertrand (Que diront-ils du visiteur surprise de l’entre deux tours alors ?). Les observateurs parisiens ont clairement noté une reprise en main de la campagne de Philippe Richert depuis 3 semaines, quand les militants strasbourgeois ont investi le terrain. Un discours à droite, une présence renforcée. Et si, à l’instar de la campagne d’Hervé Novelli, la bonne recette était de mener cette campagne à droite, partant du principe que le centre est soit acquis, soit mort.
Qu'à cela ne tienne,réunie en conclave, ce dimanche soir, l'équipe Richert affine sa ligne.
Le présent calcul permet de déterminer un premier coût de la transformation du site de la Gare Basse, voici le détail du calcul :
superficie total : 19 hectares longueur développée des faisceaux ferroviaires actuels : env. 15 km
I) superficie mobilisable : a) voiries, espaces publics :
| - existant (rue du Rempart) 1,200 km x 10 m (largeur) | 1,20 hect. |
| - voiries secondaires à créer 1,700 km x 15 m (largeur) | 2,55 hect. |
| - Espaces publics détentes ou annexes 1,25 hect. | 1,25 hect. |
| total | 5,00 hect. |
Reste pour construire : 19 hect - 5 hect. = 14 hect.
b) occupation du Sol (Coefficient d'occupation des sols) : 0,80 (80%)
| construit au sol : 14 hect x 0,80 | 11,20 hect. |
Total mobilisable à la construction : 11,20 hect
II) Coût aménagement du site :
a) Libération du site :
| - voiries / espaces publics 5M€/hect. x 5 hect. | 25M€ |
| - Achat foncier à RFF/SNCF 500€/m² x 19 hect. | 95M€ |
| - Dépollution du site (ex. Québécor à Koenigshoffen, 2 hect x 2M€) 50% du site => 14 hect. x 0,50 x 1M€ | 7M€ |
| sous-total | 127M€ |
b) Déménagement des installations ferroviaires / constructions
| - reconstruction faisceaux 5M€/km x 12km | 75M€ |
| - Bâtiment technique + Equipements 10000m² (actuel) x 1200€/m² (neufs et équipés) | 12M€ |
| - accès ferroviaires nouveaux sites (Hausbergen ?) 4km x 7M€/km (ouvrages sur autoroute compris) | 28 M€ |
| total déménagement | 115M€ |
Total pour libérer et viabiliser le site : 242M€, soit 1728€/m².
c) Constructions immeubles Bureaux + Habitations :
2 hypothèses :
Imaginons des bâtiments R+5, soit 6 étages, cela correspond à une surface produite de 11,20 hect x 6 étages = 67,20 hect de SHON.
| - Bâtiments neufs 800€/m² x 67,20 hect. | 538M€ |
soit prix de revient net : (242M€ + 538M€) / 67,20 hect = 1160 €/m²
Imaginons des bâtiments R+10, soit 11 étages, cela correspond à une surface produite de 11,20 hect x 11 étages = 123,20 hect de SHON.
| - Bâtiments neufs 800€/m² x 123,20 hect. | 985M€ |
soit prix de revient net : (242M€ + 985M€) / 123.20 hect = 1000 €/m²
IMPORTANT : ces précédents calculs sont des coûts nets : il a été constaté des prix de sortie en bâtiments neufs de l'ordre de 2500 €/m² pour de l'habitat et de 1500€/m² pour du bureau. Donc, il convient de majorer ces précédents coût d'autant !
Total de l'opération :
| - Libération et viabilisation du site | 242M€ |
| - Constructions neuves | 985M€ |
| total | 1227M€ |
NB :
M€ = Million d'Euros
10000m² = 1 hectare (1 hect)

Communiqué de La Lune, Les Poupées en Pantalon, Support Transgenre Strasbourg, Over the Rainbow, et TaPaGeS transmis le 7 amrs 2010
APPEL A RASSEMBLEMENT :
100 ANS DE LUTTE ! NOS CORPS NOUS APPARTIENNENT !
Rassemblement le 8 mars 2010 à 12h30 place de la Cathédrale à Strasbourg
[...]
mes convictions à mi débat...et à 8 jours du scrutin
Si le mot culture, utilisé jusqu’à l’usure, doit avoir un sens, à quelques jours d’un scrutin, c’est bien celui d’être une dynamique qui s’installe au cœur de la politique pour l’inspirer de manière magistrale et permanente.
Agir en politique avec une vision culturelle. Donner du sens à l’action, voilà le mot d’ordre.
La région doit être culturelle avant tout. Son projet doit être culturel.
A quoi servirait une politique forte en matière d’économie, de transport, à plus forte raison en matière d’apprentissage ou de lycées si sa finalité n’était l’élévation de l’homme vers le plus haut degré de sagesse possible.
L’engagement écologique enfin ne saurait être et n’est rien d’autre que culturel. Voyons ! : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » Rabelais n’est-il pas d’une totale actualité et éminemment écologique ?
Démocratiser la culture
Paraphrasons le décret célèbre de juillet 1959 : « Les élus ont pour mission de rendre accessible les œuvres capitales de l’humanité au plus grand nombre possible; d’assurer la plus grande audience possible à notre patrimoine et de favoriser la création des œuvres de l’esprit… »
C’est la mission que Malraux s’était assignée, au niveau de l’Etat, et cela autorise à proclamer que, certes la culture peut être élitaire, mais que la mission des élus en République est de la démocratiser. Et pourquoi donc si ce n’est pour enrichir intellectuellement, spirituellement, moralement le plus grand nombre possible de nos concitoyens, pour les élever, leur donner l’envie et les moyens d’accéder à plus de savoir.
La fréquentation des œuvres provoque cet étonnement, cette surprise et instille finalement ce désir de savoir qui mène à la sagesse.
Il est nécessaire de doter nos concitoyens de tous les moyens qui favorisent l’accès à la culture et l’école est bien évidemment un vecteur fondamental.
Genius loci
En Alsace les responsables politiques ont plus qu’ailleurs l’impérieuse obligation de développer la culture à travers toute leur action. C’est pour eux une ardente obligation…car il y a un génie du lieu en cette terre d’Alsace qui recèle en elle les plus belles leçons d’humanisme à travers les figures tutélaires de Maître Eckart, Herrade de Landsberg, Schongauer, Sebastien Brand, Beatus Rhenanus et tous leurs pairs. Elle recèle aussi les leçons des plus grands drames de l’histoire dont l’horreur doit à tout jamais rendre présente la volonté de tolérance, d’acceptation de l’altérité, d’ouverture à l’autre.
Méditer devant le Retable d’Issenheim, l’ossuaire de Dambach qui, réalité ou légende, rappelle la guerre des paysans et les invasions, lire Goethe aussi bien que Chateaubriand ou Camus, se laisser saisir par une dramaturgie, rencontrer soudain Brahms ou Tchaïkovski, être interpellé dans les salons Hans Arp de l’Aubette, voilà ce que la Région Alsace doit favoriser.
Lorsqu’à Strasbourg nous avons lancé le « Concert des deux rives » mon bonheur a été immense de voir année après année entre 10.000 et 15.000 spectateurs assis sur l’herbe du Jardin des deux Rives et plébisciter notre orchestre philharmonique : culture pour les plus grands nombre possible !
De même nous avons installé le Philharmonique dans le quartier de la Meinau et emmené les enfants et parents de la Montagne Vert à l’Opéra….
Lire des romans, lire Bouvard et Pécuchet, Le baron perché… lire son journal tout simplement, fait partie des actes que des élus doivent contribuer à promouvoir.
Et c’est ainsi que la culture sous tend toutes les autres politiques.
Pour tenter de faire comprendre la démarche aux élitaires jaloux de leurs repaires de happy fews, rappelons que les petits pas sont toujours au commencement des grandes ascensions et qui peut dire que le rap ne conduira jamais vers les Polonaises de Chopin, la Pastorale de Beethoven ou La symphonie du nouveau monde de Dvorak. La Joconde est faite pour être regardée sur leurs écrans par les jeunes des quartiers de Mulhouse ou Strasbourg, aussi bien qu’au Louvre par les chanceux qui peuvent s’y rendre.
Cette profession de foi établie on est en droit de constater que la culture ne prend guère de place dans les programmes de nos candidats. C’est pourquoi je me félicite de les avoir tous interpelé. Je suis très reconnaissant à Yann Wehrling, Jacques Cordonnier, Philippe Richert et Jacques Bigot d’avoir bien voulu développer et démonter ainsi que la culture n’était pas la grande oubliée – du moins pour eux - de cet importante échéance pour notre région.
J’ai été séduit par les arguments de Yann Wehrling dont je partage l’ensemble de l’analyse et dont je recommande la relecture. Oui, il faut parler de notre dialecte, le préserver et le développer. Mais artiste lui même et qui sait parler de son art, comment ne pas adhérer à la vision culturelle de Yann ? Oui, la culture rassemble et fédère ceux qui y croient et militent pour elle.
Jacques Cordonnier s’exprime avec ses convictions et qu’il développe son point de vue fait dire a beaucoup des siens : un événement considérable vient de se produire, la droite pour la première fois parle de culture. Comme s’ils étaient eux même convaincus que la culture est totalement embastillée par la gauche. Alors que je ne cesse de proclamer cette évidence : « la culture est fille de la liberté » Jacques Cordonnier exprime une conception élitaire de la culture sur laquelle je donne mon point de vue dans mon analyse finale. Pour moi il ne saurait y avoir de barricade séparant les « cultivés », les « sachants » des incultes et pourquoi pas à la limite des sous hommes ? Ceux qui n’ont pas eu la chance d’être touchés par la culture doivent constituer pour des élus de la République un territoire de mission.
J’invite à lire et à relire la profession de foi culturelle de Philippe Richert. Je fais miennes toutes ses analyses et je ne puis que rendre très attentif tous les acteurs de la vie culturelle à une de ses propositions innovantes et bienvenues : « A cela, je réponds que la création artistique doit être une liberté qui n’est pas soumise à l’appréciation du politique, les pouvoirs publics doivent uniquement offrir des conditions de création. Et en ce sens, je souhaite que la collectivité régionale puisse soutenir la création artistique et, entre autres actions, nous encourageons très directement des résidences d’artistes et pourquoi pas l’aide à l’installation de jeunes artistes comme cela peut se faire pour les artisans ou les PME. Un fonds sera constitué pour ce type d’actions et les modalités d’utilisation en seront définies par des personnalités aux compétences effectives. »
Voilà en effet une proposition qui ne peut qu’être totalement bienvenue et qui rendrait l’action de la région encore plus exemplaire.
Enfin et il me faut le dire avec honnêteté je ne trouve pas le moindre point de divergence entre les propositions de Jacques Bigot et ma vison de la culture en région. Que les esprits chagrins ne simplifient pas et n’en déduisent pas que je suis passé au parti socialiste. Je suis et je reste gaulliste, peut-être plus libre que jamais à partir de ces élections régionales….
Certains pourraient voir dans les propositions de Jacques Bigot un catalogue. Sans doute, mais il répond à des réelles attentes tout comme Philippe Richert et leurs catalogues sont fournis de manière très pertinente
Peut-être pourrais je former le vœu que la vison de Jacques Bigot soit à tout jamais dépourvue d’esprit partisan et de clientélisme (c’est ce que certains reprochent aux socialistes que de vouloir capter la culture et d’en faire « leur » affaire exclusive) Il est contraint de s’allier à EE dont je regrette vivement qu’ils n’aient pas souhaité répondre à ma lettre ouverte.
Mépris ? Sectarisme ? Manque d’idées ?
A chacun d’avoir son opinion sur cette absence dans un débat culturel qui est aux antipodes de l’esprit politicien, qui est passionnant et enrichissant par son ouverture…
